Actualités, Féria d'arles

ARLES FERIA DE PAQUES 2019

vendredi

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GÉNÉRATIONS EXCEPTIONNELLES
Pour ouvrir la feria en mode majeur, Arles réunit le meilleur de trois générations. Qui mieux qu’Enrique Ponce dont le toreo se bonifie au gré des années, au point qu’après trente temporada d’alternative il demeure la référence absolue entre pouvoir de domination et esthétisme, pour diriger la lidia ? Pour l’accompagner, José Maria Manzanares, artiste à l’esthétique parfaite et à la technique aboutie, dont les triomphes ne se comptent plus dans les plus grandes arènes. Et pour compléter ce cartel d’ouverture de très haut niveau, Alvaro Lorenzo, grand triomphateur de Madrid l’année dernière. Pour leur permettre de s’exprimer, la ganaderia de Garcigrande, toujours excellente à Arles, a été retenue.
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SIX POUR SIX, LA RICHESSE DES TERROIRS
Comment mieux montrer la richesse de la tauromachie française qu’en permettant à six espoirs gardois, catalans, landais et provençaux, dont un débutera avec picadors, d’affronter six ganaderias des Bouches-du -Rhône, de l’Hérault et de Gascogne, dont quatre se présenteront à Arles à ce niveau ? Diversité de styles, diversité d’encastes, diversité de terroirs, la surprise, le talent et la bravoure seront au rendez-vous d’une matinée qui symbolisera la vitalité et l’enracinement de notre culture, et confirmera que l’avenir est assuré.
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« CHAMAAACOOOOO ! »
Qui ne se souvient de ce cri rauque électrisant le public chaque fois que Chamaco apparaissait au paseo ? Un cri en forme d’espérance pour symboliser l’impact formidable d’un torero atypique qui, dans les années 90, recula les limites du toreo ojédien. De manière exceptionnelle et pour une seule corrida, Chamaco reprend l’épée à Arles pour se mesurer à ces deux toreros au sommet de leur art. Perera, on s’en souvient, coupa deux oreilles l’an passé dans l’amphithéâtre, le jour où un grand toro de Jandilla fut gracié. Quant à Castella, l’équilibre obtenu entre la fluidité de sa gestuelle et son aguante fait de lui la référence des jeunes générations.
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VENTURA AU SOMMET
Une queue coupée à Arles et à Madrid en 2018, un toro gracié à Mexico, Diego Ventura s’est emparé du sceptre du rejoneo et entend bien le conserver. Lea Vicens, elle, s’est installée au sommet du classement en triomphant partout où elle a toréé, exploit qu’aucune rejoneadora n’avait réalisé avant elle. Rui Fernandes, pour sa part, est un des plus purs représentants de l’école portuguaise. Pour leur permettre de s’exprimer au mieux, les Murubes de los Espartales ont été retenus.
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MANO A MANO ARLÉSIEN
Loin d’être un mano a mano de circonstances, celui qui opposera les matadors arlésiens Thomas Joubert et Andy Younes est au contraire chargé de sens : les deux ont triomphé
avec force à Arles, le premier en 2017, le second en 2018 ; les deux ont conquis le respect de l’aficion française en faisant preuve de talent et d’abnégation : le premier en imposant son toreo vertical jusqu’aux ultimes conséquences à Bayonne, le second en se hissant à la hauteur d’un grand toro de Jandilla dont il obtint la grâce à Arles. Pour permettre à leur confrontation de s’élever au rang d’événement, trois ganaderias de première importance se mesureront également entre elles : Pedraza de Yeltes, dont l’image torista n’est plus à démontrer, Torrestrella, élevage mythique triomphateur à Bilbao, et El Tajo y la Reina (Joselito),dont la corrida madrilène fut excellente l’an passé.